Ecovélo propose de rémunérer les particuliers qui se déplacent à vélo

Ecovélo propose de rémunérer les particuliers qui se déplacent à vélo

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La start-up Ecovélo propose de rémunérer les particuliers qui se déplacent à vélo, grâce à des enjoliveurs publicitaires. Les cyclistes gagnent 65 euros par mois en moyenne. L’entreprise Nantaise veut étendre son concept à l’échelle nationale.

«Bouger malin», voilà l’objectif de la start-up française Ecovélo. Lancée depuis deux ans, elle propose de payer les cyclistes dont les deux-roues sont équipés d’enjoliveurs publicitaires. «J’allais au travail à vélo et je stationnais à côté des Smart publicitaires, explique Sébastien Bourbousson, fondateur de l’entreprise. Je me suis dit qu’il y avait un réel intérêt à rémunérer les cyclistes pour inciter à la pratique du vélo.»

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Ecovélo rémunère les particuliers en fonction des kilomètres parcourus à vélo… mais aussi de leur temps d’arrêt. «Dix centimes par kilomètre roulé et 22 centimes l’heure de stationnement, précise Sébastien Bourbousson. En moyenne, pour une utilisation de trois à quatre fois par semaine, les cyclistes gagnent 60 euros par mois.» Certaines zones, ciblées par les annonceurs, peuvent bénéficier d’une rémunération majorée. Pour participer à l’opération, le particulier s’inscrit sur le site de la start-up. Ecovélo s’occupe ensuite de lui trouver une campagne de publicité, d’un mois minimum, et lui envoie les enjoliveurs adaptés en échange de trois euros. «Les cyclistes deviennent propriétaires des enjoliveurs. Le coût de transport pour les récupérer est trop important, et de cette manière cela permet de les faire recycler.»

Seule contrainte: l’opération nécessite un deux-roues «pub-compatible». Pour cela, deux options. Le cycliste peut acheter un vélo complet, garanti «100% Made in France», sur le site de la start-up, vendu entre 332 et 989 euros, où acheter uniquement des roues pour transformer son propre vélo, pour un prix compris entre 67 et 139 euros.

 

Et le concept a trouvé ses adeptes. «A Nantes, où nous avons commencé, nous comptons 60 cyclistes. A Strasbourg, une centaine de vélos sont en circulation et à Paris une quinzaine, détaille le fondateur. Mais nous avons beaucoup de personnes sur liste d’attente. Nous équilibrons pour que les cyclistes réguliers ne se retrouvent pas sans campagne». Pour donner des garanties de diffusion aux entreprises, la start-up a développé une application mobile pour les cyclistes.

«Elle enregistre les lieux de stationnements, la durée, le nombre de kilomètres, précise le fondateur. Les cyclistes prennent des photos de leurs vélos pour montrer le rendu des publicités.»

 

A la fin de chaque campagne, un bilan est réalisé à partir de ces informations pour les annonceurs. Parmi eux, Nexity, Météojob, ou encore les burgers Big Fernand. Les entreprises peuvent aussi acheter directement les vélos, avec des enjoliveurs personnalisés.

Car le projet n’est pas qu’économique. «Nous voulons promouvoir l’usage du vélo, pour son aspect écologique et parce qu’il est bon pour la santé, précise Sébastien Bourbousson. Il peut aller partout, en zone piétonne par exemple. Et même là où la publicité est interdite.» L’image du deux-roues est également très importante. «Tout est positif dans le vélo: c’est économique, écologique, et tout le monde en a déjà fait.» Prochaine étape pour la petite start-up de cinq employés: s’étendre au niveau national, voire au-delà des frontières de l’Hexagone.

 

Source: Lefigaro by victoria masson

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