Podcast : Interview audio avec Gregoire Dandres de Mulebar

viaPodcast : Interview audio avec Greg de Mulebar.

GrĂ©goire DANDRES, reprĂ©sentant de la marque Mulebar en France, nous fait dĂ©couvrir cette jeune et petite sociĂ©tĂ©, ses ambitions mesurĂ©es, ses produits Ă  travers le commerce Ă©quitable et ses volontĂ©s Ă©cologiques. GrĂ©goire rĂ©pond Ă  toutes nos questions avec franchise et honnĂȘtetĂ© !

Voici la marque française đŸ‡«đŸ‡·Â  de diĂ©tĂ©tique mulebar : gels, barres, 
 😋 depuis 2008  ? Vous prĂ©parez le marathon de paris, semi ou 20km, 
  đŸƒâ€â™‚ïžtrail ou course ou 
 vous avez aussi les gourdes Ă  gel rechargeables, Ă©colo et Ă©conomique.

FIBRERUNNING VOICI 20% de réduc 

Transcription texte de l’interview barres diĂ©tĂ©tiques :

Jean-Marc : Bonjour et bienvenue sur le blog Nutrition du Sportif, aujourd’hui je reçois Greg de Mulebar, une sociĂ©tĂ© de produits Ă©nergĂ©tiques donc vous avez pu voir des tests et des reportages sur le blog dĂ©jĂ . Bonjour GrĂ©goire

Grégoire DANDRES: Bonjour Jean-Marc, bonjour à tous.

J.-M.: Bonjour, est-ce que tu peux te présenter au public déjà, aux auditeurs et aux lecteurs?

GrĂ©goire DANDRES : Ben Ă©coute, je m’appelle GrĂ©goire et Greg c’est le diminutif pour faire plus simple sur Facebook et autres. Je distribue la marque Mulebar depuis 3 ans maintenant. Au dĂ©but nous Ă©tions 2 en France, j’avais mon associĂ© Guillaume qui Ă©tait beaucoup plus connu que moi parce que moi je m’occupais plutĂŽt du back-office et de tout ce qui est administratif, Ă©tant donnĂ© que j’ai un travail Ă  cĂŽtĂ© de ce job-lĂ  donc qui me prend beaucoup de temps donc je travaille pour Mulebar plutĂŽt le soir ou en heures creuses. Guillaume a quittĂ© la sociĂ©tĂ© au bout de 2 ans, Ă  la fin de l’annĂ©e derniĂšre, ce qui fait qu’au jour d’aujourd’hui je suis tout seul Ă  mener la barque et toujours en plus de mon job Ă  cĂŽtĂ©.

J.-M.: D’autres jobs, mais c’est quoi l’autre job juste Ă  cĂŽtĂ©?

GrĂ©goire DANDRES : Le job que j’ai Ă  cĂŽtĂ© : je suis consultant dans les boissons parce que j’ai fait toute ma carriĂšre dans des sociĂ©tĂ©s, dans des gros groupes notamment chez Pepsi ensuite j’ai Ă©tĂ© directeur commercial de RedBull et actuellement je travaille donc pour Cacolac dont je suis le directeur commercial.

J.-M.: OK d’accord. Pas tout Ă  fait en rapport avec les produits Ă©nergĂ©tiques c’est mĂȘme plutĂŽt leur oppose on va dire, si on prend RedBull.

GrĂ©goire DANDRES : Ça dĂ©pend comment on le voit, si tu prends RedBull c’était en lien mĂȘme si je dĂ©conseille de consommer du RedBull pendant l’effort, mais RedBull est quand mĂȘme partenaire de pas mal de sportifs et d’activitĂ©s sportives. Si on regarde Cacolac, Cacolac c’est une boisson 100% naturelle donc pareil c’est Ă  base de lait qui a 1% de matiĂšre grasse, mais ça ne se consomme forcement pas pendant l’effort ; mais t’as du sucre, t’as du cacao don ça peut se consommer avant, aprĂšs
ça fait partie des boissons qui ne sont pas contre-indiquĂ©es. Ce n’est pas forcĂ©ment le mieux, mais on dirait quand mĂȘme un petit lien mĂȘme si le fait de distribuer Mulebar c’est vraiment fait de maniĂšre un petit peu occasionnelle, c’est qu’on a eu l’occasion il y a trois ans, de rencontrer les crĂ©ateurs de Mulebar et qui n’avaient pas de distributeur pour la France ; donc Ă  l’époque on s’est dit pourquoi pas nous alors qu’on avait vraiment trĂšs trĂšs peu de contact dans le rĂ©seau sport. VoilĂ  on est parti de zĂ©ro avec Guillaume et on a montĂ© ça client par client, barre par barre.

J.-M.: Justement quand on lance une marque diĂ©tĂ©tique et le marchĂ© qui est vraiment concurrentiel en France, c’était comme osĂ© au dĂ©part non?

GrĂ©goire DANDRES : Alors au fait c’était osĂ©, je pense que c’est aussi le fait de ne pas connaitre le marchĂ© qui nous fait y aller un petit peu comme ça voilà
 dans l’inconnu, mais nous on est parti du principe simple, qu’on a goĂ»tĂ© les produits, qu’on a regardĂ© le concept et qu’on a vu ce qui avait de disponible sur le marchĂ© Ă  l’époque; et c’est vrai que le marchĂ© a pas mal Ă©voluĂ© depuis, il y a Ă©normĂ©ment de nouvelles marques qui sont arrivĂ©es. Mais quand on a lancĂ© il y a trois ans, on peut dire que Mulebar Ă©tait vraiment trĂšs novateur. Dans le concept, dĂ©jĂ  dans le gout, c’est ce qui fait la force de la marque on a des produits qui sont vraiment exceptionnels et la plupart des gens qui les gouttent s’en rendent compte et restent fidĂšles Ă  la marque. Donc on s’est dit oui il y a beaucoup d’acteurs, mais beaucoup font la mĂȘme chose, mais nous on avait vraiment une proposition complĂštement diffĂ©rente et donc ça vaut le coup de se lancer, voilĂ .


J.-M.: Vous n’avez jamais eu de doute Ă  certaines pĂ©riodes ?

GrĂ©goire DANDRES : Bah! Écoute non parce que moi j’ai eu la chance d’avoir des revenus Ă  cĂŽtĂ© donc qui me permettent de travailler Mulebar sans avoir une pression de folie; c’est aussi la raison pour laquelle Guillaume est parti. C’est que lui, il s’était mis Ă  fond sur Mulebar et il sortait de l’industrie automobile oĂč il avait un salaire de cadre. C’est vrai qu’il n’arrivait pas Ă  se payer Ă  hauteur de ce qu’il souhaitait, et donc il a dĂ» partir lorsqu’il Ă©tait en fin de droit au niveau du chĂŽmage qui l’accompagnait dans le lancement de l’entreprise. Et il a repris un travail de salariĂ©, parce qu’il avait de vrais problĂšmes financiers. Parce que pourquoi se payer un salaire avec les charges en vendant des produits diĂ©tĂ©tiques, il faut en rendre compte Ă©normĂ©ment et
 on n’y est pas encore.

J-M.: D’accord OK, on va commencer par parler des engagements qui vous dĂ©marquent des autres marques, par exemple vous ĂȘtes adhĂ©rent du 1% force de planĂšte, peux-tu m’en dire plus lĂ -dessus?

GrĂ©goire DANDRES : Oui, le 1% tout monde connait, c’est par le biais de  Yvon Chouinard qui est le crĂ©ateur de Pentagonia, qui a un gros engagement environnemental et donc qui a créé ce mouvement qui regroupe des entreprises qui souhaitent reverser 1% de leur chiffre d’affaires a des associations de leur choix, sans forcĂ©ment ĂȘtre des associations qui ont un but environnemental, et pour la France nous on a choisi Mountain Rider qui est une association qui est basĂ©e Ă  Grenoble qui fait Ă  la fois de la dĂ©pollution Ă  la fonte des neiges et aussi de la sensibilisation de l’éducation pour que les gens ne jettent pas du tĂ©lĂ©siĂšge, leurs mĂ©gots et leurs saloperies pensant que la neige les recouvre, parce que quand on n’a plus de neige c’est dĂ©gueulasse.

J.-M.: Tout Ă  fait, tout Ă  fait. On voit surtout sur le site internet, sur les produits aussi, qu’il y a des logos commerce Ă©quitable, logos EuropĂ©ens, agriculture et biologiques, ils souvent mis en avant ; Ă  quoi cela est-il important Ă  tes yeux?

GrĂ©goire DANDRES : Eh bien Ă©coute-nous
 c’est important, ça va ĂȘtre le reste de la dĂ©marche ; donc 1% pour la planĂšte et on a des packagings, tous ne le sont pas encore, mais on y vient. On a trois packagings qui sont compostables, c’est-Ă -dire que le film qui enveloppe les barres n’est plus en papier d’aluminium comme la plupart des produits. C’est de la cellulose de bois qui mise dans le terreau ou dans la terre au bout de 6 Ă  8 semaines dans une atmosphĂšre humide se dĂ©compose entiĂšrement sans aucun rĂ©sidu nĂ©faste pour l’environnement. Donc c’est encore mieux que
 biodĂ©gradable, parce que biodĂ©gradable tu peux avoir des rĂ©sidus qui ne sont pas bons pour l’environnement. Compostable c’est-Ă -dire que tu peux utiliser la terre qui est issue de la dĂ©composition pour faire pousser des choux et des carottes. Donc ça c’est important nos packagings, nos boites sont en carton aussi et en creux vĂ©gĂ©tal et puis donc on a certains produits qui sont commerces Ă©quitables, c’est-Ă -dire UNZA et MANGO, les abricots et les mangues sont commerces Ă©quitables. Donc ça c’est les deux crĂ©ateurs de la marque qui ont cette conception du commerce et qui veulent autant que faire se peut aider la population locale quoi, c’est tout le principe de cette Ɠuvre-lĂ . Pour la partie bio c’est en train de changer parce qu’on a des problĂšmes d’approvisionnement il y a des barres qui ne le sont plus. Exemple les pommes ne sont plus bio par exemple parce qu’il y avait un problĂšme de sourcing et quand tu veux augmenter ta capacitĂ© de production, comme la marque se dĂ©veloppe Ă©normĂ©ment ,tu peux ĂȘtre limite dans le sourcing de ces produits-lĂ . Eh
 les deux crĂ©ateurs Alex et Jimmy prĂ©fĂšrent avoir un produit de qualitĂ© plutĂŽt qu’un produit bio, parce que tu peux trouver la pomme bio qui n’est pas forcement bonne. Alors que lĂ , ils voulaient maintenir un niveau qualitatif et gustatif ; donc ils ont prĂ©fĂ©rĂ© repasser sur des pommes qui n’étaient pas bio mais pour maintenir un produit au top.

J.-M.: Tu viens juste de parler des créateurs de la marque, sont ils Français, tu peux nous dire un peu plus?

GrĂ©goire DANDRES : Alors, non, ils sont anglais; Alex et Jimmy, c’est des gens qui ont entre 42 et 43 ans, qui a la base n’ont rien Ă  voir avec le business qui se sont lancĂ© dedans un peu au hasard on va dire, avant tout ce sont des vĂ©tĂ©tistes et des gens qui font de l’escalade et de la montagne, donc il y a 5 ans ils sont partis faire l’Aconcagua qui est un pic Ă  six milles dans les Andes. Donc ils sont partis avec des produits Ă©nergĂ©tiques et Ă  cinq milles mĂštres d’altitude, qui dĂ©jĂ  une altitude assez Ă©levĂ©e, ils ont d’énormes problĂšmes gastriques du fait de leur alimentation ce qui les a empĂȘchĂ©s d’aller jusqu’en haut, et donc ils sont descendus. Et donc rentrĂ©s en Angleterre, ils se sont dit bon tous ces produits la qui sont assez dĂ©gueulasses il faut le dire, on en veut plus, et sur le marchĂ© ça n’existe pas des produits Ă  la fois qui apporte de l’énergie, mais aussi qui soient bons gustativement et qui permet de prendre du plaisir pendant l’effort. Ils sont partis, et ils ont commencĂ© Ă  faire leur propre produit eux mĂȘme, dans leur cuisine. Et puis, aux courses de VTT oĂč ils les ont fait goĂ»ter Ă  leurs potes, et puis , tout le monde leur disait que c’était trĂšs bon et qu’ils devraient faire quelque chose jusqu’au jour ils sont dit pourquoi ne pas lancer une marque? Et voilĂ  c’est parti de lĂ .

J.-M.: D’accord OK. Mulebar compose de 7 barres Ă©nergĂ©tiques, comment se dĂ©roule le choix d’un gout en particulier?

GrĂ©goire DANDRES : En fait la base Ă©nergĂ©tique est exactement la mĂȘme pour toutes les barres, c’est Ă  base de sirop de riz brun, de soja, de graines de chanvre Ă©cossais, de flocons d’avoine. Donc toutes les barres ont exactement la mĂȘme composition Ă©nergĂ©tique et ensuite est rajoutĂ© le fruit qui compose le parfum en fait. C’est vraiment le gout et le parfum qui vont faire le choix de la barre parce que d’aprĂšs les gouts et les couleurs on ne peut pas le dĂ©terminer Ă  l’avance; chacun choisit ce qu’il veut et c’est aussi pour ça que les barres ont toutes une valeur Ă©nergĂ©tique vraiment trĂšs proche.

J.-M.: D’accord OK. Y a la barre chocolat-figue qui a Ă©tĂ© retirĂ©e pour ĂȘtre remplacĂ©e par la barre choco-orange. La barre choco figue, la figue ç’est une dĂ©ception ou elle s’est pas vendue ?

GrĂ©goire DANDRES : En fait, elle tournait plutĂŽt bien en France; on s’est aperçu que c’est une barre trĂšs apprĂ©ciĂ©e notamment pour des femmes, non pas parce qu’il y a du chocolat parce qu’il y en avait relativement peu. La figue c’est un fruit trĂšs prisĂ© des femmes. On le voit dans les yaourts ou dans les produits types figolus qui sont plutĂŽt des produits achetĂ©s par les filles, mais donc la France ne gĂ©nĂ©rait pas assez de volume pour justifier une production, et a l’étranger c’est un produit qui marchait trĂšs peu. Donc ils ont Ă©tĂ© obligĂ©s de l’arrĂȘter et le remplacer par chocolat orange; mais c’est vraiment que l’on y a pas perdu au change parce que le chocolat orange est vraiment trĂšs bon.

J.-M.: D’accord d’accord. Paradoxalement vous avez 7 barres et 8 barres Ă©nergĂ©tiques, mais compte de barre de rĂ©cupĂ©ration, lĂ  le choix est plus limitĂ©; c’est une contrainte technique ou un choix dĂ©libĂ©rĂ©?

GrĂ©goire DANDRES : Non pour l’instant c’est un choix dĂ©libĂ©rĂ©. Donc c’est des barres hyper protĂ©inĂ©es avec 20% de protĂ©ines, ce qui ont fait des barres pas trĂšs protĂ©inĂ©es parce que quand on regarde le marchĂ© de ces produits-lĂ , il est plutĂŽt vendu dans les magasins de diĂ©tĂ©tique, protĂ©ines pour les gens qui font de la musculation, le niveau de protĂ©ine est plutĂŽt Ă  30 voire 40%. Donc nous, ça reste des produits pour les sportifs hors musculation qui sont de gros consommateurs de protĂ©ine. Et pour l’instant on a ces deux rĂ©fĂ©rences-lĂ  qui tournent trĂšs bien, qui se dĂ©barquent Ă©normĂ©ment sur le marchĂ© encore une fois de par leur gout. Et la plupart du temps les produits protĂ©inĂ©s sont assez farineux, assez insipides. Moi je ne suis pas spĂ©cialiste de ce marchĂ©-lĂ , mais il semble que les gens qui consomment les refuels, les barres protĂ©inĂ©es Mulebar, les trouvent lĂ  aussi bien au-dessus du lot en termes de gout.

J.-M.: D’accord, au niveau des barres je pense que parfois vous avez des critiques, quels sont les critiques qui reviennent le plus souvent?

GrĂ©goire DANDRES : Alors on a des critiques. Souvent la premiĂšre critique c’est que les barres sont trop grosses. Il y a deux ans toutes les barres faisaient 65grs, elles sont passĂ©es en 56grs l’annĂ©e derniĂšre, ça, c’est une premiĂšre Ă©tape. MĂȘme en 56grs on a Ă©normĂ©ment de retour des gens qui nous disent « Elles sont trĂšs bonnes, mais j’ai du mal Ă  la manger entiĂšrement donc j’en prends que la moitie et je referme le packaging, et puis je la mange plus tard, donc ça, c’est un premier point. On a eu l’exemple encore la semaine derniĂšre, il y avait le Raid in France, tu sais le championnat du monde de raid aventure qui se passait en France, on avait deux Ă©quipes qui Ă©taient inscrites et qui Ă©taient on dirait aidĂ©es, sponsorisĂ©es comme on veut par Mulebar, un retour d’expĂ©rience de l’équipe Vetopo qui nous disait en effet mĂȘme un effort aussi intense qui a durĂ© six jours, six nuits en non-stop, ils avaient du mal Ă  manger une barre entiĂšrement. Donc, ceci pour ça qu’il avait Ă©tĂ© créé les mini barres, c’est-Ă -dire les barres de 30grs qui permettent aux gens qui ne veulent qu’une demi-portion on va dire, de trouver leur bonheur Ă©galement. Qu’est-ce qui peut y avoir comme autre critique sur les barres ? Ah il y a des gens qui n’aiment pas les gouts
par exemple il y a la barre Liquorice qui est une barre anisĂ©e. Moi personnellement je n’aime pas l’anis ou rĂ©glisse, donc ce n’est pas ma prĂ©fĂ©rĂ©e de loin, donc tant de gens qui n’aiment pas alors que d’autres ne mangent que celle-ci parce qu’il a trouve trop extraordinaire, beaucoup moins sucrĂ©e, intĂ©ressante en gout. Moi les gouts et les couleurs, ça fait trĂšs longtemps je rĂ©agis plus Ă  ça parce que chacun a le droit d’aimer ou ne pas aimer un parfum. VoilĂ  qu’est-ce qui peut y avoir comme autres critiques ? J‘avoue franchement que des critiques nĂ©gatives sur les barres on en a trĂšs trĂšs trĂšs rarement. Si il y a une semaine on a un revendeur qui a eu un client qui est revenu parce que dans le HUNZA-Nut, il y a un petit bout de noyau d’abricot qui s’était glissĂ©, heureusement il s’est pas cassĂ© une dent, mais ce qui montre bien que nos produits sont 100% naturels, mais ça arrive trĂšs rarement.

J.-M.: OK d’accord. Maintenant on va passer au gel si tu le veux bien, alors, il n’y a pas trĂšs longtemps il y avait 2 gels, il y a un nouveau qui est arrivĂ©, ça fait 3 gels maintenant; est-ce que tu peux les prĂ©senter, est-ce qu’ils ont des vertus diffĂ©rentes, ils ne sont pas utilisĂ©s par exemple dans les mĂȘmes filiĂšres Ă©nergĂ©tiques?

GrĂ©goire DANDRES : Tout Ă  fait, en fait on avait trois gels, Ă©tant donnĂ© qu’on avait le cherry boom qui est un gel Ă  la cerise qui a des vertus antioxydantes, on avait un gel Ă  la pomme qui Ă©tait aussi antioxydant et on avait le gel au citron qui Ă©tait un citron, gingembre et guarana. Et lĂ  maintenant on a arrĂȘtĂ© un gel et il a Ă©tĂ© remplacĂ© par un gel au cafĂ©. Donc on avait 3 gels, on en a toujours 3 et vraisemblablement on en aura un quatriĂšme au mois de mai juin l’annĂ©e prochaine. Je reviens sur les gels, les gels la aussi ont une particularitĂ© c’est qu’au moment oĂč on les a lancĂ©s il y a 2 ans, on Ă©tait les premiers en France Ă  arriver avec gels trĂšs liquides. Des gels de 37grs avec une composition lĂ  encore 100% naturel et ils Ă©taient tous bio Ă  l’époque, ils sont composĂ©s de sirop de riz brun, de sirop d’agave, de cristaux de sel d’Himalaya et puis ensuite le fruit, le jus de fruit qui donnait leur gout. Pourquoi du sirop de riz brun, parce que c’est un index glycĂ©mique relativement Ă©levĂ©, donc c’est pour une libĂ©ration d’énergie rapide. Le sirop d’agave lui en revanche, un index glycĂ©mique bas, il permet une libĂ©ration d’énergie plus lente, donc c’est un bon mix d’associer ces deux sucres. On ne voulait Ă©videmment pas mettre de glucose, le glucose c’est un sucre creux-simple qui peut provoquer des crampes et qui passe trĂšs trĂšs vite dans l’organisme, mais donc qui libĂšre de l’énergie, mais qui repart aussitĂŽt. Donc ce n’est pas du tout un sucre intĂ©ressant, moi je conseille de ne pas consommer des produits dans lesquels il y a du glucose. Les cristaux de sel d’Himalaya c’est le meilleur sel au monde, c’est le sel qu’on achĂšte dans les magasins bio et qu’on utilise dans les moulins Ă  sel Ă©lectriques; je pense que tu connais ça, les moulins Peugeot. C’est un sel de terre en fait qui est extrait de carriĂšre, qui est rose; mais surtout qui est trĂšs trĂšs riche; il a plus de 60 oligo-Ă©lĂ©ments. On a mis du sel pour l’hydratation, ce qui est nĂ©cessaire. Et ensuite donc le choix de la cerise, de la pomme parce que c’était des parfums qui Ă©taient trĂšs peu prĂ©sents sur le marchĂ© des gels Ă  l’époque. Et rĂ©cemment on la lancĂ© le gel au cafĂ©, malheureusement il y a un peu de retard Ă  leur image qui fait qu’on est arrivĂ© juste aprĂšs le lancement d’Overstim, qui a lancĂ© un cette annĂ©e comme par hasard, mais on est beaucoup plus fort en cafĂ©ine parce qu’on a 100mg de cafĂ©ine alors que celui d’Overstim’s en a 75 , et on est toujours donc un gel trĂšs liquide. On s’aperçoit qu’on a plutĂŽt fait le bon pari parce que comme par hasard lĂ  encore, tous les concurrents dont le leader, arrivent avec des gels liquides; alors qu’avant le marchĂ© Ă©tait plutĂŽt sur des gels trĂšs Ă©pais, trĂšs pĂąteux et c’est vrai quand on Ă©coutait les consommateurs Ă  l’époque qui nous disaient ces gels-lĂ , ils restent bloquĂ©s, il faut boire beaucoup, c’est gĂȘnant quand on court, quand on fait du vĂ©lo, donc on aime beaucoup vos gels. L’autre avantage des gels Mulebar c’est que quand ils sont trĂšs liquides, ça ressemble Ă  un sirop on peut les mĂ©langer dans de l’eau et en faire une boisson; ce que font de nombreux coureurs ou de sportifs cyclistes qui prennent les gels dans leur boisson plutĂŽt que sous forme de gel. Ce qui permet de garder les mains sur le guidon c’est un peu moins risquĂ©.

J.-M.: D’accord, par exemple tu viens de nous parler des cristaux, des sels d’Himalaya, en parlant des vertus innombrables de ces sels, moi ce que j’aime bien avec le commerce Ă©quitable c’est les noms utilisĂ©s qu’ils font rĂȘver donc qu’il soit le sel de l’Himalaya, jus de citron de Sicile. Par exemple est-ce que le sel de GuĂ©rande, en Loire Atlantique, n’aurait pas pu faire l’affaire?

GrĂ©goire DANDRES : Écoute je suis pas un spĂ©cialiste, je ne suis pas nutritionniste, ce n’est pas moi qui ai dĂ©veloppĂ© les produits. Est-ce qu’il y a eu un marketing ? Il y a le marketing oui et non parce qu’on n’est pas mis en avant sur le packaging donc on ne peut pas dire que ce soit un argument de vente, on en parle comme ça, mais c’est trĂšs rare qu’on aborde ces sujets-lĂ  qu’on rentre si profondĂ©ment dans les dĂ©tails. Donc je ne pense vraiment pas que ce soit un argument marketing. Moi tout ce que je vois c’est que dans les magasins bio tu vas au rayon sel et tu demandes a des spĂ©cialistes, tout le monde te dit que c’est le sel d’Himalaya qui est le meilleur sel au monde. Je ne dis pas que le sel de GuĂ©rande n’est pas bon, Ă  la fleur de sel c’est parfait, mais je pense qu’au niveau nutritionnel il doit y avoir des bĂ©nĂ©fices que le sel de mer n’a pas, qu’il soit de GuĂ©rande ou d’ailleurs.

J.-M.: D’accord OK. Tu en as parlĂ© un petit peu tout Ă  l’heure avec des Ă©quipes que vous sponsorisez ou d’aides partenaires, sur le site ce n’est pas mis en premiĂšre page ou en avant. Vous ĂȘtes partenaires de beaucoup d’équipes ou d’épreuves ou d’athlĂštes?

GrĂ©goire DANDRES : Alors justement, on ne l’a pas mis sur le site parce que c’est plus par manque de temps, parce qu’en effet on est partenaire d’énormĂ©ment d’épreuves et aussi pas mal d’équipes. Quand on dit qu’on est partenaire, on est partenaire plus que sponsor parce que malheureusement on n’a pas les moyens d’offrir des produits donc il y a c’est vrai pas mal d’athlĂštes Ă  qui ont fait vraiment des tarifs trĂšs trĂšs spĂ©ciaux pour leur permettre d’avoir accĂšs au Mulebar sans avoir Ă  payer le prix fort. Donc on a des triathlĂštes, des gens qui grimpent, on a des cyclistes, on a des coureurs . Et on a aussi donc je te dis des Ă©quipes qui font notamment du raid aventure, on a l’équipe Vtopo et l’équipe Issy Moulineaux Aventure qui consomment le produit depuis trĂšs longtemps, donc ça, c’est pour la partie athlĂšte. Pour la partie organisateur, on travaille avec des gens qui organisent des courses de ski de fond comme le marathon de la ClarĂ©e qui bosse avec nous tous les ans, le trail Vauban une course qui s’appelle l’Oxfam Walkers, c’est une course ou il y a plus de 2000 personnes, tous ces organisateurs de courses et j’en passe parce qu’il y a le trail des trois dauphins, on doit avoir une bonne quinzaine de courses chaque annĂ©e qui nous achĂštent des produits et donc lĂ  aussi, quand on a pas les moyens de les offrir, on leur fait des prix coutants. Ça leur permet d’offrir un ravito ou d’offrir une barre de qualitĂ© dans le sac « Coureur » au prix d’un mars je dirais, et puis nous ça nous permet de faire connaitre la marque Ă  moindre cout. VoilĂ  on retrouve un deal comme ça. Mais c’est vrai qu’on est Ă©normĂ©ment sollicitĂ© quasiment tous les jours je reçois une demande de sponsoring qu’elle soit d’une course ou d’un athlĂšte; ça malheureusement on ne peut pas le faire.

J.-M.: D’accord. Tu as parlĂ©, tu as dit tout Ă  l’heure le marchĂ© de la diĂ©tĂ©tique sportive a Ă©voluĂ© Ă©normĂ©ment, maintenant Mulebar qui est arrivĂ© depuis 3 ans, quel est le concurrent le plus sĂ©rieux qui se rapproche de la philosophie de Mulebar?

GrĂ©goire DANDRES : En France pour l’instant il n’y en a pas, certaines marques essayent, j’ai parlĂ© tout Ă  l’heure d’Overstims, je n’ai rien contre eux, mais ils savent que c’est le leader et c’est vrai que c’est une marque incontournable, mais si tu prends les derniers lancements d’Overstim, ils ont lancĂ© une marque qui s’appelle le Perf’n dĂ©lice et comme par hasard ils ont lancĂ© une rĂ©fĂ©rence Ă  l’abricot cannelle, pardon pomme cannelle, c’est-Ă -dire notre barre Strudel, ils ont lancĂ© une barre aux fruits rouges et une barre passion mangue, c’est relativement proche (rire) de nos barres historiques. C’est plutĂŽt pour nous un encouragement parce que quand un leader, en vient Ă  copier une petite marque, ça veut dire que la petite marque a tout compris, a le bon choix, donc c’est plutĂŽt une reconnaissance pour nous. Et puis bon, j’ai goutte les produits, ils sont trĂšs bons les produits d’Overstim’s, mais ce n’est pas la mĂȘme chose de Mulebar, ça ne nous inquiĂšte pas plus que ça, sinon les marques qui se rapprochent le plus et plus une marque comme Clea barre, une marque amĂ©ricaine qui avait d’ailleurs Ă©tĂ©, lorsque Alex et Jimmy ont créé Mulebar, le modĂšle qu’ils avaient essayĂ© Ă  la fois de suivre et mĂȘme d’amĂ©liorer, parce qu’elle a les mĂȘmes engagements pour la planĂšte et on est sur des types de produits relativement similaires. Sinon en France aujourd’hui, je dirais en terme de gout, je n’ai pas vu arriver sur le marchĂ© de produit qui Ă©quivalait Mulebar. Au niveau Ă©nergĂ©tique aucun souci, toutes les marques arrivent Ă  faire le job, mais au niveau gout Ă  fournir comme ça du rĂ©confort aussi parce que le mental compte autant que le physique sur des grosses sorties, sur des grosses courses; c’est vrai que pour l’instant on a la chance d’ĂȘtre la seule marque Ă  pouvoir rĂ©pondre Ă  ces deux attentes.

J.-M.: D’accord. Maintenant on va passer aux questions des lecteurs du blog, des questions qui sont arrivĂ©es sur les forums de discussion, une question qui revienne trĂšs trĂšs souvent c’est Ă  quand une barre salĂ©e pour les efforts longs?

GrĂ©goire DANDRES : Ouais, c’est vrai, c’est une question que j’ai encore eue la semaine derniĂšre, ça fait de nombreux mois et d’annĂ©es qu’on nous en demande et en fait, on s’aperçoit d’une chose pour l’instant c’est qu’il y a de la demande, mais plutĂŽt dans le trail, c’est un des seuls sports ou il y a de la demande finalement, donc mĂȘme si c’est un sport qui explose, je dirais le nombre de consommateurs n’est pas suffisant pour justifier d’une production Ă  Ă©chelle industrielle parce que Mulebar, mĂȘme si c’est fabriquĂ© dans une petite usine, ça reste de l’industrie. Donc voilĂ  c’est le marchĂ© n’est pas assez large , n’est pas assez important pour justifier une production. Donc on a vu rĂ©cemment que Journey bar, qui est une marque amĂ©ricaine distribuĂ©e en France vient d’arriver avec des produits trĂšs intĂ©ressants; bon on va voir ce que ça donne, mais pour l’instant ça reste anecdotique, ça ne justifie pas de lancer une rĂ©fĂ©rence salĂ©e.

J.-M.: D’accord. Est-ce qu’il arrivera de nouveaux produits en prĂ©paration, enfin des nouveautĂ©s qui vont arriver. Tu peux en parler un petit peu ou
?

GrĂ©goire DANDRES : Pour aller de l’avant, il faut dĂ©velopper les gammes, il faut innover donc, oui il y a des projets sur une gamme de petites barres. Normalement dĂ©but 2013 la gamme de 30grs devrait ĂȘtre changĂ©e.Sinon en terme de parfum, il y a plusieurs parfums a l’étude parce c’est pas trĂšs complique de faire des choses qui ont du gout. Il faut juste en avoir la volontĂ©, je pense. Mais voilĂ  le problĂšme aprĂšs encore une fois, c’est au point industriel, c’est le problĂšme de ressource aussi. Mulebar c’est une petite sociĂ©tĂ© qui n’a pas des moyens pour l’instant dĂ©mesurĂ©s; et lance une nouvelle rĂ©fĂ©rence ; et avoir une nouvelle rĂ©fĂ©rence en stock cela a des implications financiĂšres. Donc voilĂ , c’est un dĂ©veloppement qui se fait je dirais, Ă©tape par Ă©tape sans les brĂ»ler  sans les griller. Mais il y aura des nouveautĂ©s en 2013.

Your ads will be inserted here by

Easy AdSense.

Please go to the plugin admin page to
Paste your ad code OR
Suppress this ad slot.

J.-M.: D’accord. Une question qui a Ă©tĂ© posĂ©e aussi plusieurs fois sur une Ă©preuve comme un trail de 50 ou 100 kilomĂštres, est-ce que tu aurais un plan diĂ©tĂ©tique on va dire pour ces sportifs qui voudraient uniquement utiliser des produits Mulebar, les gels et les barres?

GrĂ©goire DANDRES : Alors ce qu’on a toujours conseillĂ© c’est de varier les plaisirs donc Ă©videmment on conseille de partir avec plusieurs parfums parce que manger toujours la mĂȘme chose et c’est ce que nous disent les trailers surtout ceux qui font du lourd, trĂšs rapidement ils saturent en sucre, ils saturent au niveau du gout, donc ils ont besoin d’autre chose. Nous on conseille de varier les parfums, on conseille mĂȘme aussi de varier les produits et pourquoi pas les marques. Il faut des textures diffĂ©rentes, il faut du salĂ© et sur le trail on sait qu’il y a des consommations des produits salĂ©s, on sait que les coureurs amĂšnent des noix de cajou, certains ont des rondelles de saucisson; voilĂ  chacun aprĂšs a son propre plan d’entraĂźnement nous on n’a pas la prĂ©tention d’imposer quoique ce soit aux gens, nous on est Ă  dispositions des produits, on leur dit d’une part ça peut ĂȘtre consommer avant le dĂ©part ça peut ĂȘtre Ă©videmment consommĂ© tout au long du dĂ©part. On a les refuels plutĂŽt pour aprĂšs, pour ceux qui font vraiment des sorties, du sport tous les jours, car la protĂ©ine est nĂ©cessaire et puis le gel c’est plutĂŽt pour les passages difficiles, les coups de boost. En vĂ©lo ça s’utilise avant des ascensions importantes et pareil en trail quand on sait qui va y avoir des moments un petit peu plus difficiles ou une baisse de tonicitĂ© ou quand le corps commence Ă  faiblir. Le gel est intĂ©ressant parce que c’est un apport d’énergie beaucoup plus rapide que les barres, du fait qu’il est liquide ça passe plus rapidement dans le sang. Et voilĂ  donc aprĂšs a chacun de varier son alimentation aussi en fonction de l’effort. Les gens souvent nous demandent combien faut-il prendre de gel sur une course? Eh bien, ça va dĂ©pendre, il y a des gens qui courent le marathon sans rien prendre du tout, ils prennent que de l’eau; parce qu’ils vont courir en deux heures et demie ou 2 heures cinquante, mais c’est vrai que sur 2 heures cinquante pour un athlĂšte qui a un trĂšs trĂšs bon niveau et qui connais bien son corps t’n’as pas besoin de tout ça; et puis voilĂ  il y a des gens qui se font revendre 8 ou 10 gels pour 1 marathon, alors que nous on estime que ce n’est pas nĂ©cessaire. Ça peut provoquer des crampes de trop consommer, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup de sportifs qui veulent se rassurer en emmenant un maximum d’énergie avec eux pensant que leur corps ne tiendra pas la longueur. Nous on dit attention sur un marathon, 4 Ă  5 gels largement suffisent quand d’autre dit qu’il en faut 8 Ă  10. Il faut aussi dire qu’on a des gels qui sont un petit peu plus gros et qui sont surtout trĂšs efficaces en capable vous en prendre trop.

J.-M.: OK, tu viens de parler de la barre de rĂ©cupĂ©ration refuel, il y a une question qui m’a Ă©tĂ© posĂ©e 2 ou 3 fois, est-ce qu’il peut ĂȘtre utilisĂ© pendant l’effort?

GrĂ©goire DANDRES : Il n’y a pas de contre-indication d’utiliser pendant l’effort, aprĂšs nous on estime que pendant l’effort, le reproche qu’on peut avoir sur cette barre-lĂ  c’est qu’elle est beaucoup plus dure, beaucoup plus dense que les autres; donc c’est une barre qui est plus dure Ă  mĂącher, Ă  mastiquer.Demandez un effort supplĂ©mentaire de masticage alors que le corps est dĂ©jĂ  en train de subir des agressions parce qu’on court, parce qu’on pĂ©dale. Moi je trouve que c’est rajoutĂ©, c’est perdre de l’énergie et le but des barres protĂ©inĂ©es c’est plutĂŽt en fin d’activitĂ©s, la protĂ©ine permet de reconstituer la masse musculaire donc normalement il n’y a pas besoin d’en prendre pendant l’épreuve. AprĂšs s’il y a que ça et et qu’on a faim et il y a comme de l’énergie dans ces barres-lĂ  bien sĂ»r, mais il y a aucune contre-indication.

J.-M.: D’accord, d’ailleurs une petite explication sur ces barres Ă  base de protĂ©ine ou des gels Ă  base de protĂ©ine, on voit qu’en plus, dans la concurrence maintenant, des gels, des boissons Ă©nergĂ©tiques et de la protĂ©ine Ă  prendre durant l’effort, quel est ton avis sur le sujet?

GrĂ©goire DANDRES : Alors lĂ , encore une fois , je ne suis pas si spĂ©cialiste en fait pour te rĂ©pondre sur ce genre de question donc plutĂŽt de dire des bĂȘtises, je prĂ©fĂšre m’abstenir, je ne sais pas si ces marques le font c’est qu’elles ont la caution de nutritionnistes pour le faire. Moi je te dis je ne pense pas qu’il y ait de contre-indication, aprĂšs je ne sais pas quel est l’avantage de prendre de la protĂ©ine pendant l’effort. Je ne prĂ©fĂšre pas m’aventurer sur ce genre de terrain.

J.-M.: D’accord. Y a-t-il des produits que vous avez testĂ©s tout seul, que vous avez essayĂ©s, et que vous ne les ayez jamais commercialisĂ©s, il y a des goĂ»ts bizarres, des goĂ»ts
 pas bizarres, mais des goĂ»ts que vous n’avez essayĂ©s, mais jamais commercialisĂ©s?

GrĂ©goire DANDRES : Écoute, au jour d’aujourd’hui non sur les barres, oui sur les gels. On avait participĂ© au panel lors de la crĂ©ation des gels il y a deux ans, et c’est vrai qu’on avait essayĂ© de goutter des gouts de banane notamment qui Ă©taient peu intĂ©ressants parce qu’à la fois un peu plus fade je trouve et puis surtout qui existait dĂ©jĂ  sur le marchĂ©. Le principe de la marque c’est d’apporter quelque chose de nouveau, si c’est copiĂ© des autres ça ne sert Ă  rien, on n’a pas d’avantages concurrentiels, c’est pour ça qu’aujourd’hui par exemple on n’a pas de boisson parce que, faire une boisson en poudre qui serait meilleur que les autres, au jour d’aujourd’hui on n’a pas trouvĂ© la solution. On a nos gels qui servent de boissons, mais on n’a pas de boissons en poudre, sinon c’est faire du copiĂ© et dans la philosophie ce n’est pas forcement d’aller faire ce que font les autres dĂ©jĂ .

J.-M.: D’accord. Mulebar a une question qui a Ă©tĂ© posĂ©e par les lecteurs du blog, Mulebar s’est surtout spĂ©cialisĂ©e dans les sports d’endurance, est-ce qu’un jour il y aura une gamme de produits qui soit pensĂ©e pour le sport comme le culturisme ou la musculation ?

GrĂ©goire DANDRES : C’est ce que je te disais tout Ă  l’heure, on a fait des tests dans les magasins trĂšs typĂ©s dans des protĂ©ines barres notamment, c’est trĂšs a la mode en ce moment. Mais il s’avĂšre que les clients qui venaient acheter des mulebar dans ces magasins-lĂ  Ă©taient des sportifs autres que de la muscu, on ne souhaite pas forcement aller sur la muscu parce il y a dĂ©jĂ  Ă©normĂ©ment de marques. Souvent des marques amĂ©ricaines en fait, qui ne respectent pas la lĂ©gislation europĂ©enne, mais qui sont commandĂ©s par internet. C’est un marchĂ© vraiment trĂšs trĂšs particulier sur lequel on ne souhaite pas aller parce qu’on a en plus un positionnement on va dire trĂšs Ă©colo, sans qu’il y est un sens politique. Le culturisme quand tu vois les photos sur internet je ne suis pas sĂ»r que c’est trĂšs proche de la nature donc ce n’est pas dans notre philosophie, c’est pas trop notre truc, donc on laisse ça aux marques qui sont dĂ©jĂ  implantĂ©es lĂ -dessus. Et en plus c’est Ă  base de pilules, de poudres ce n’est pas tout Ă  fait le domaine de compĂ©tence que les Anglais ont, donc on laisse ça aux spĂ©cialistes.

J.-M.: D’accord, pour finir avant de passer au quiz Nutrition Sportif, j’ai une petite question; c’est sur la sociĂ©tĂ© Mulebar tu en as a parlĂ© un petit peu tout Ă  l’heure, c’est une petite sociĂ©tĂ©, il y a combien d’employĂ©s chez Mulebar?

GrĂ©goire DANDRES : Eh bien Ă©coute c’est trĂšs simple, en Angleterre ils sont quatre, en France moi je suis tout seul (rire), mĂȘme si je suis aidĂ© par un un commercial qui fait du phoning, voilĂ , qui rĂ©pond au tĂ©lĂ©phone Ă  mi-temps pour moi parce que je ne suis pas suffisamment disponible de par le job que j’ai Ă  cĂŽtĂ©. VoilĂ  en Angleterre ils sont 4 donc c’est une toute toute petite structure, ce qui fait qu’ ils ne peuvent pas non plus lancer 10 produits par an. Ils sont sur une croissance raisonnĂ©e gentiment, mais surement c’est la marque qui monte. Et on voit aussi en France oĂč on ne cesse d’ouvrir de nouveaux magasins et tout ce passe bien pour l’instant.

J.-M.: Je rajoute a l’heure une ou deux questions qui me viennent à l’esprit, d’aprùs toi quel est l’avantage de Mulebar sur ces concurrents?

GrĂ©goire DANDRES : L’avantage qu’on a avec Mulebar c’est qu’on est vendu dans des circuits oĂč les concurrents ne sont pas. C’est-Ă -dire qu’on est dans des magasins bio et lĂ  on est tout seul. On est vendu mĂȘme dans des distributeurs automatiques, dans des bureaux parce qu’on est une barre cĂ©rĂ©ale avant tout donc il y a des gens qui prĂ©fĂšrent prendre un Mulebar en fin de journĂ©e quand ils ont une petite faim que prendre un kinder bueno, c’est quand mĂȘme un peu plus sain et naturel. Donc voilà
 et puis on est prĂ©sent dans le golf, dans le tennis, dans des sports oĂč ne sont pas du tout nos concurrents parce que tout le monde se focalise sur le cyclisme, sur le VTT et sur la course Ă  pied. C’est pour ça qu’il a beaucoup de marques lĂ -dessus; mais nous dans l’escalade on est tout seul, on est dans quasiment toutes les salles d’escalade en France. Quand je dis salle d’escalade privĂ©e bien sĂ»r, on n’est pas dans les gymnases. Donc ça montre Ă  la fois que le produit, il plait aux gens qui aiment la nature parce que les gens qui font de l’escalade ils sont souvent trĂšs secs, trĂšs fins, ils font trĂšs attention Ă  ce qu’ils mangent, souvent c’est du bio. Et lĂ  on est tout seul, on est royal au bar donc, c’est pour ça qu’il faut aussi savoir aller sur d’autres sports.

J.-M.: Mulebar est une petite sociĂ©tĂ© avec de petits moyens, quelle est votre stratĂ©gie commerciale pour essayer d’exister parmi tous ces gros?

GrĂ©goire DANDRES : Malheureusement c’est parce que tu as de bons produits que tu deviens gros, mais ça avec nous on a trĂšs peu de moyens et dĂšs le dĂ©but on a plutĂŽt choisi d’utiliser les rĂ©seaux sociaux. Ce qui fait que, on est, je pense, la marque la plus active sur Facebook, avec le nombre d’amis, le nombre de fans, tu regardes nos concurrents, ils n’ont pas du tout le mĂȘme genre d’audience. On a surtout un ton qui est trĂšs dĂ©calĂ© aussi, c’est que nous on part du principe qu’on fait ça pour s’amuser. On peut aussi dĂ©conner sur notre page Facebook quoi, quand je dis c’est je maintenant, ça je parle au pluriel, mais
 je dĂ©conne des fois quand une marque Ă©tablie ne peut pas faire Ă©videmment, mais bon bah voilà
quoi on a un ton dĂ©calĂ©, des produits dĂ©calĂ©s, on se prend pas la tĂȘte, ceux qui nous aiment tant mieux, ceux qui ne nous aiment pas on s’en fou quoi.

J.-M.: Bon c’est super, on va vous souhaiter une bonne continuation.

Grégoire DANDRES : Eh bien écoute, merci beaucoup.

J.-M.: On va finir par le quiz Nutrition Sportif, c’est de petites questions avec des rĂ©ponses faciles Ă  faire, mais il faut donner les rĂ©ponses sans trop rĂ©flĂ©chir.

GrĂ©goire DANDRES : D’accord.

J.-M.: Tu vas voir, ça va aller vite. Si je te dis porte-bidon ou sac à dos?

Grégoire DANDRES : Porte-bidon.

J.-M.: Gel ou barre ?

Grégoire DANDRES : Barre.

J.-M.: Cuissard ou short?

G.M.: Cuissard.

J.-M.: Blonde ou brune?

Grégoire DANDRES : Les deux.

J.-M.: (rire) là au moins tu te mouilles pas, Dawa Sherpa ou Kilian Jornet?

Grégoire DANDRES : Dawa

J.-M.: UTMB ou Grand raid de la Réunion?

Grégoire DANDRES : Grand raid de la Réunion.

J.-M.: Casquette ou bandana?

Grégoire DANDRES : Bandana.

J.-M.: Séance seuil sur piste ou Farleck à nature?

Grégoire DANDRES : Farleck Nature bien sûr.

J.-M.: Sucré ou salé?

Grégoire DANDRES : Sucré.

J.-M.: Foot ou Rugby?

Grégoire DANDRES : Rugby.

J.-M.: Ah
 ça, c’est super. Bon je te remercie pour cette interview GrĂ©goire.

Grégoire DANDRES : Moi je te remercie Jean-Marc, et je te dis à bientÎt.

J.-M.: À bientĂŽt Greg et merci pour cette interview enrichissante. Ainsi s’achĂšve cette Ă©mission que vous pourrez retrouver sur le blog nutrition-du-sportif.com ainsi que la retranscription texte de cette interview. À bientĂŽt et merci de nous avoir suivis.

Note : Les liens de cet article pointant vers Amazon sont des liens affiliĂ©s. Si vous achetez un produit chez eux en suivant un de ces liens, je toucherai une petite commission sans que cela n’augmente le prix que vous payez. Cela me permet de continuer Ă  vous proposer du contenu gratuit et de qualitĂ© chaque semaine. Merci Ă  vous !

source: http://nutrition-du-sportif.com/interview-audio-avec-greg-de-mulebar/

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

codes promo

⭐ Appli coach digital đŸ“Č  RUN-MOTION: 

⭐ Les marques đŸ‡«đŸ‡· de DiĂ©tĂ©tique sport : -20%

  1. STIMIUm : PIERRE20 
  2. Mulebar : FIBRERUNNING